Après un interrogatoire de huit heures dans le cadre de l’enquête concernant le crash de l’avion présidentiel polonais à Smolensk en 2010, le Président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré qu’il n’avait rien à craindre dans cette affaire qu’il a qualifiée de politique

Le Président du Conseil européen, Donald Tusk, a été interrogé pendant huit heures jeudi sur les infractions commises par des fonctionnaires qui s’occupaient des autopsies des victimes de la catastrophe de Smolensk, dans laquelle avaient péri en Russie le Président Lech Kaczynski et 95 autres personnes. Avant l’interrogatoire, Tusk a déclaré que son témoignage pourrait à peine changer le déroulement de l’enquête.

L’interrogatoire terminé, le Président du Conseil européen a déclaré aux journalistes qu’il ne pouvait pas dévoiler des détails de l’enquête.

«Je veux dire une chose. Je n’ai rien à craindre, et monsieur le président [du PiS Jaroslaw, ndlr] Kaczynski ne m’intimidera pas, peu importe la façon farouche dont il essaiera de m’attaquer», a affirmé Tusk, cité par l’agence PAP.

Ainsi, le Président du Conseil européen a commenté les propos de Jaroslaw Kaczynski, président du parti conservateur Droit et justice (PiS), au pouvoir en Pologne, et frère jumeau du Président défunt, qui avait affirmé que Tusk avait «quelque chose à craindre» et que «tout pouvait arriver» dans le cadre de l’enquête.

«Vous ne pouvez pas utiliser politiquement la tragédie de Smolensk», a ajouté Tusk.

Il a également précisé qu’après le transport des corps des victimes en Pologne, personne n’avait empêché les enquêteurs d’ouvrir les cercueils des morts.

Précédemment, un porte-parole du parquet avait expliqué que l’infraction résidait dans le fait qu’il n’y avait pas eu d’autopsies des victimes après leur transport en Pologne et que des représentants de Varsovie n’avaient pas pris part aux investigations en Russie après la catastrophe.

Pour rappel, la catastrophe survenue le 10 avril 2010 dans la région russe de Smolensk a coûté la vie au Président polonais Lech Kaczynski et à 95 autres personnes. L’épouse du chef de l’État ainsi que des représentants du gouvernement polonais se trouvaient également à bord.

Début 2011, le Comité interétatique de l’aviation a rendu public un rapport sur les causes du crash. Selon ce rapport, l’avion s’est écrasé à cause de la décision de l’équipage de ne pas se diriger vers l’aéroport de secours.

Lien

Etiquette: ; ; ; ; ; ;