L’ostracisation de la langue russe, qui en 2014 avait été la goutte faisant déborder le vase du mouvement anti-Maïdan, continue chaque jour à sévir dans les territoires russophones ukrainiens soumis à la botte du pouvoir kiévien.

Ainsi, dans l’oblast de Kherson, une région majoritairement russophone situé dans le Sud de l’Ukraine, les autorités locales nommées par Kiev ont imposé par la force l’utilisation de l’ukrainien comme langue d’enseignement dans les écoles.

Le 1er août, Evgeniy Krinitsky, chef du Conseil de l’éducation de l’Etat de Kherson Administration régionale  a déclaré dans une conférence de presse que le décret exigeant que les cours de première année se déroulent dans la langue ukrainienne est passé en vigueur pour toutes les écoles de la région de Kherson.

L’année scolaire commençant en Ukraine le 1er Septembre, il reste donc 1 mois pour l’administration académique de Kherson pour s’équiper des livres scolaires en langue ukrainienne, modifier les infrastructures et définir une procédure pédagogique pour les élèves et les enseignants etc… etc…

Bref une jolie pagaille en perspective !

Ce décret politique, expression de l’hystérie russophobe kiévienne ,est autant inapplicable qu’abject car il nie l’identité naturelle d’une grande partie de la population et sacrifie la réussite pédagogique à venir. Il est également en total contradiction avec le projet de loi « sur les principes de la politique linguistique de l’ État » préparé pour calmer les esprits échauffés en 2014 et qui garantit l’utilisation des « langues régionales » en Ukraine, au même titre que la langue ukrainienne et dans toutes les institutions officielles , y compris les écoles, les universités, les tribunaux etc…

L’abbé Grégoire avait pendant la révolution française organisé la guerre linguistique comme pilier du jacobinisme français fragilisant à long terme les racines des peuples en éradiquant leurs langues régionales qui sont la sève de leurs identités et la richesse de la nation. On connait les déclinaisons de cette dictature culturelle, notamment avec les «hussards noirs de la République» les instituteurs du début du XXème siècle.

Les totalitarismes et fascismes du XXème siècles ont repris ce combat d’arrière gardes colonialistes ethnocentrées, et aujourd’hui, l’Ukraine du Maïdan, fidèle à ses références nationales-socialistes allemandes cherche à reproduire à sa manière une politique linguistique violente tournée vers la Russie…

De même que l’on ne peut détourner indéfiniment la sens naturel de l’eau, les peuples, même sous le joug, conservent leurs traditions au plus profond de leurs coeurs, et font souvent de leurs langues l’expression d’une résistance pacifique à l’envahisseur et au dictateur qui nient leur identité. Ainsi l’hiver dernier pour répondre à cette politique d’éradication de leur langue maternelle, des russophones d’Ukraine s’étaient levés pour chanter leur attachement charnel à cette langue qui coule dans leurs veines, comme ici à Zaporodje.

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De toute évidence les forces ukrainiennes, qu’elles soient politiques ou militaires, n’ont toujours pas compris qu’elles ne pourront jamais vaincre cette identité russe qui fait partie intégrante des racines de ce territoire bordant la Mer Noire, et qui fut même le berceau de toutes les Russies.

Erwan Castel, pour News Front

Source de l’info : Essence of time 

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