À Raqqa, les accords entre les parties russe et américaine se sont avérés fructueux et ont permis d’exercer plus de pression sur les djihadistes, a déclaré le représentant spécial des États-Unis au sein de la coalition internationale en Syrie et en Irak, Brett McGurk

Malgré les tensions dans les relations, la Russie et les États-Unis cherchent un terrain d’entente, et y sont parvenus notamment à Tabqa, ville dans la province syrienne de Raqqa, a estimé Brett McGurk, représentant spécial américain au sein de la coalition internationale antiterroriste en Syrie et en Irak.

«Nous recherchons des domaines où nous pourrons trouver un moyen de travailler ensemble. Je crois que la Syrie en est un exemple. Cela concerne particulièrement Tabqa où les forces gouvernementales syriennes sont très proches des zones d’action de nos forces, et nous avons eu un incident le 18 juin quand nos forces ont abattu un avion syrien», a précisé M.McGurk lors d’un point de presse.

Selon lui, des «zones de non conflit» avec la Russie ont été créées à la suite de l’incident afin de favoriser la campagne à Raqqa et afin qu’il soit claire de savoir où sont les forces américaines et les russes.«Cela marche très bien. Nos militaires parlent avec les forces russes chaque jour», a poursuivi le représentant spécial, soulignant que «les lignes de non conflit les [les États-Unis et la Russie, ndlr] ont aidés à augmenter la pression sur les djihadistes à Raqqa».

Entre-temps, Washington est prêt à discuter de nouvelles zones de désescalade sur le territoire syrien, a ajouté M.McGurk.

La coalition internationale anti-Daech dirigée par les États-Unis a confirmé qu’un de ses avions avait abattu le 18 juin un Su-22 syrien dans la province de Raqqa. Selon la coalition, l’avion de l’armée syrienne effectuait des frappes contre les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par Washington. De son côté, Damas a accusé la coalition d’avoir abattu l’un de ses avions qui menait une «mission contre le groupe Daech».

Les actions de la coalition ont été vivement critiquées par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Selon lui, les États-Unis doivent respecter la souveraineté du pays et coordonner leurs opérations avec Damas.

Jusqu’à récemment, les terroristes disposaient de trois bastions en Syrie et en Irak: Mossoul, Raqqa et Deir ez-Zor. Cette seconde ville est assiégée, avec le soutien de la coalition américaine, par les Forces démocratiques syriennes, composées essentiellement d’unités kurdes. Selon les dernières informations, elles ont réussi à rétablir le contrôle sur 50% de la ville.

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