Dans une animation de deux minutes, la chaîne Al Arabiya montre comment l’Arabie saoudite pourrait réagir à l’entrée d’un avion qatari dans son espace aérien. Le mode de riposte retenu et autorisé par «le droit international» conduirait à la destruction de l’appareil

Dans une vidéo d’animation récemment diffusée par la chaîne de télévision Al Arabiya, l’Arabie saoudite illustre comment elle réagirait à l’apparition d’un avion civil qatari dans le ciel saoudien. La mesure brutale à laquelle Riyad pourrait recourir serait d’abattre l’avion du Qatar.

L’animation intitulée «Interprétation du bannissement de Qatar Airways» est censée expliquer ce que l’aviation saoudienne pourrait faire si un appareil qatari traversait la frontière aérienne du Royaume, les mesures exposées étant acceptables «dans le cadre du droit international».

Précisément, la chaîne évoque deux ripostes possibles de la part de l’Arabie saoudite en cas de violation de son espace aérien. Primo, Riyad pourrait envoyer un chasseur pour forcer l’avion qatari à atterrir. Dans ce cas, les membres d’équipage de l’appareil seraient poursuivis en justice pour plusieurs crimes, dont celui de mise en danger de la vie de civils et celui de violation de la sécurité nationale.

Secundo, l’aviation saoudienne pourrait «abattre tout avion entrant dans son espace aérien parce que considéré comme un objet ennemi», surtout sur les bases militaires où les forces aériennes agissent sans retenue.

Le message transmis par la chaîne a été vivement critiqué par la communauté internationale.

Début juin, l’Arabie saoudite, l’Égypte, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l’accusant de financer les activités extrémistes à travers le monde. Par la suite, les pays du Golfe ont adressé à Doha une liste de conditions destinée à lui faire infléchir sa politique étrangère.

Les quatre États ont ainsi interdit aux avions de la compagnie aérienne qatarie de traverser l’espace aérien de leurs pays, les vols vers le Qatar étant soumis à cette même interdiction. S’opposant à cette décision, Doha s’est adressé à l’Organisation de l’aviation civile internationale.

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