Les autorités québécoises étudient actuellement un projet de loi qui prévoit d’interdire le port du voile islamique dans l’espace public. Cette mesure qui doit, selon des législateurs, établir la neutralité religieuse de l’État, n’est pas du goût de l’opposition qui appelle à instaurer dans cette province canadienne le principe de laïcité

Mis de côté après à la fusillade de la fin janvier qui a fait six morts dans une mosquée de Québec, le projet de loi 62 sur les rapports entre l’État et la religion est de nouveau discuté à l’Assemblé nationale.

«L’objectif [de cette loi] est que les services [publics] soient reçus et donnés à visage découvert», cite l’AFP les propos du ministre québécois de la Justice, Stéphanie Vallée.

Ce projet de loi prévoit que toute personne utilisant les transports en commun ou se rendant dans une école ou dans un hôpital se présente le visage découvert pour être facilement identifiée. Les employés des services publics devront également recevoir les administrés le visage découvert et ne devront porter aucun signe religieux ostentatoire.

Stéphanie Vallée insiste sur le fait que ce projet de loi ne fait pas référence à la laïcité et vise à «établir la neutralité de l’Etat québécois et de ses institutions». Pourtant le concept de neutralité est décrié par tous les partis d’opposition, qui lui préfèrent la notion de «laïcité» des institutions publiques.

Cette question est sensible au Canada et, plus particulièrement, dans cette province où des mouvements d’extrême droite s’élèvent contre les vagues d’immigration devenues plus fortes depuis quelques semaines, notamment en provenance des Etats-Unis.

Ce texte doit aussi respecter la Charte canadienne des droits et liberté, un document constitutionnel qui garantit la liberté de religion.

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