Plusieurs dizaines de milliers d’Américains sont descendus dans la rue à Boston pour protester contre la haine et le racisme et s’opposer à une manifestation pour la «liberté d’expression» organisée par les militants d’extrême-droite

Aux États-Unis, où les rassemblements se poursuivent après les événements de Charlottesville du 12 août, des dizaines de milliers de personnes ont organisé un cortège pour dénoncer le racisme et faire face à une manifestation de l’extrême droite en faveur de la «liberté d’expression», devenue le symbole du discours anti-politiquement correct.

Selon le chef de la police de Boston, William Evans, environ 40.000 personnes ont défilé vers le parc central de la ville où se sont rassemblés les activistes d’extrême-droite. Les manifestants scandaient «Non au Ku Klux Klan aux États-Unis», «Rentrez chez vous, nazis», «Pas de place pour la haine». Les manifestants antiracistes étant largement en surnombre, les militants d’extrême-droite ont mis fin à leur manifestation plus tôt que prévu et se sont retirés du parc.

27 manifestants ont été arrêtés, mais aucun blessé « sérieux » n’est à déplorer, selon William Evans.

«Personne n’a été blessé, personne n’a été tué, pas de dégâts substantiels, c’est une belle journée pour notre ville», a souligné William Evans.

La police avait multiplié les avertissements aux manifestants sur les réseaux sociaux, en leur rappelant notamment que tout ce qui pourrait ressembler à une arme (bâton, pierre, etc.) était interdit.

Des actions similaires se sont déroulées samedi dans d’autres villes américaines, notamment à Atlanta (Géorgie), à Dallas (Texas), à la Nouvelle-Orléans (Louisiane) et à Los Angeles (Californie).

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