Moscou n’exclut pas que les récentes déclarations de Washington accusant Damas d’avoir eu recours à des armes chimiques soient faites dans le but d’intensifier l’ingérence des Etats-Unis dans les affaires internes du pays proche-oriental qu’est la Syrie

Moscou est irrité par l’hypocrisie de Washington qui accuse les autorités syriennes d’avoir mené une attaque au gaz sarin dans une banlieue de Damas et ce quatre ans après les faits, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères.

«Le 21 août 2013, la substance toxique sarin a été employée dans la Ghouta orientale, dans la banlieue de Damas. Cette attaque inhumaine a fait, selon différentes informations, jusqu’à 1.400 victimes. La mission spéciale conduite par le professeur suédois Sallstrom n’a pas établi les responsables. Cela étant dit, elle a en fait confirmé les conclusions tirées par les experts russes sur le caractère provocateur que revêt le recours par des groupes extrémistes au sarin artisanal», indique la diplomatie russe dans son commentaire relatif à la déclaration américaine au sujet de l’attaque chimique perpétrée en Syrie en août 2013.

Dans ce contexte, Moscou est irrité par «l’hypocrisie de la Maison-Blanche, du Département d’État et de la représentation permanente des États-Unis auprès de l’Onu qui, quatre ans après la commission des faits, accusent à l’unisson le gouvernement de Bachar el-Assad d’attaque terroriste dans la Ghouta orientale», est-il souligné.

Moscou juge préoccupant le fait que les États-Unis accusent Damas d’avoir perpétré une attaque chimique le 4 avril 2017 dans la ville syrienne de Khan-Cheikhoun et ce pratiquement au nom de la communauté internationale.

«Le gouvernement syrien est ainsi présenté comme coupable d’avoir dissimulé une partie de son potentiel militaro-chimique, en d’autre termes, coupable de violation de la Convention sur les armes chimiques. Qui plus est, il est tenu pour responsable du recours aux substances chimiques contre les civils syriens», est-il pointé.

Et de rappeler que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) avait confirmé que l’arsenal chimique syrien a été détruit.
«Nous n’excluons pas que des commentaires officiels si déplaisants soient rédigés dans l’objectif de potentiellement renforcer leur ingérence dans les affaires internes» de la Syrie, estime le ministère.

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