Le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA) qui est au pouvoir de l’Etat depuis 40 années, a accueilli le meilleur score – plus de 64% des suffrages – aux élections générales disputées mercredi le 23 août.

Le candidat du MPLA, Joao Lourenço, succédera donc à la tête du pays au président José Eduardo dos Santos, qui a décidé de quitter le pouvoir après un règne sans partage de trente-huit ans.

Les deux principaux concurrents du MPLA – l’Unita (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) et la Casa-CE – ont respectivement recueilli 24,04% et 8,56% des voix, a précisé au cours d’une conférence de presse la porte-parole de la CNE, Julia Ferreira.

Avec ce scrutin, le MPLA, au pouvoir depuis l’indépendance arrachée par l’Angola au Portugal en 1975, conserve la majorité absolue des 220 sièges du Parlement.

Bientôt âgé de 75 ans, M. dos Santos, fatigué par la maladie, avait annoncé à la fin de l’année dernière qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat. Il doit toutefois conserver la présidence du MPLA jusqu’en 2022.

M. Lourenço, un ancien général de 64 ans, hérite d’un pays secoué depuis trois ans par une grave crise économique, causée par la chute brutale des prix du pétrole, sa principale ressource.

Il a promis pendant sa campagne un « miracle économique » et de lutter contre la corruption.

Les adversaires du régime accusent M. dos Santos d’avoir fait main basse sur la plupart des richesses du pays, une situation symbolisée par la nomination l’an dernier de sa fille Isabel, considérée comme la femme la plus riche d’Afrique, à la tête de la compagnie pétrolière nationale, la Sonangol.

Malgré sa manne pétrolière, l’Angola reste un des pays les plus pauvres de la planète.

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