Deux mois après son départ du gouvernement, François Bayrou a exprimé son opinion :

« Je n’ai pas échoué dans mon rêve, j’ai eu la chance de le voir se réaliser« , assure-t-il, malgré cette sortie forcée après un mois à peine au ministère de la Justice. Depuis sa ville de toujours, Pau, il revient sur le début de mandat d’Emmanuel Macron : « Une très grande partie de l’opinion publique fait crédit à Macron de sa nouveauté, de sa bonne volonté. Il y a ainsi un climat de bienveillance qui n’est pas une preuve d’engagement », estime-t-il. Mais le patron du MoDem durcit le ton sur la méthode de travail du gouvernement : « L’opinion ne voit pas clairement la direction, le but, que l’on se fixe », déclare-t-il. Il donne aussi son avis sur la majorité LREM, qu’il juge « fébrile » et en « manque de racine ».

Il suit de près les grands chantiers du gouvernement

Malgré son départ, François Bayrou assure avoir suivi de très près les débats sur « [sa] loi » de moralisation au Parlement. « C’est à vous que nous la devons. Merci », lui aurait déclaré Nicole Belloubet, qui lui a succédé au ministère de la Justice, par téléphone. Désormais, et bien qu’il ne soit pas député, il entend peser sur certains grands textes du gouvernement : « L’une des priorités est la reconstruction du modèle démocratique, avec un Parlement nouveau, avec moins de députés et de sénateurs, et avec l’introduction de la proportionnelle », souligne-t-il.

François Bayrou compte aussi rénover le centre : « Il est impératif de définir les lignes d’un nouveau parti, c’est ma grande mobilisation intellectuelle », déclare-t-il. « Personne d’autre que nous ne portera le message de la démocratie humaniste, indispensable aujourd’hui à la majorité. Nous sommes l’un des plus grands courants de la vie politique française, celui qui a fait l’Europe.

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