Le chef de l’Etat assure ce mercredi être sur la voie d’un compromis avec les pays de l’est pour obtenir une révision de la directive controversée sur les travailleurs détachés.

Depuis Salzburg, en Autriche, où il entamait sa tournée en Europe de l’est, Emmanuel Macron a intensifié ses critiques contre la directive européenne sur les travailleurs détachés, dont la France veut obtenir une importante révision. En l’état, c’est une «trahison de l’esprit européen» qui favorise le moins-disant social et fait monter les populismes, a-t-il accusé ce mercredi.

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Un texte qui «nourrit le populisme»

La directive de 1996 permet à un salarié européen d’être détaché dans un autre pays de l’Union aux conditions minimales du pays d’accueil, en continuant à payer ses cotisations sociales dans le pays d’origine. Ce qui donne aux salariés d’Europe de l’est un avantage compétitif sur leurs collègues de l’ouest. «Le marché unique européen et la libre circulation des travailleurs n’ont pas pour but de favoriser les pays qui font la promotion du moindre droit social», a martelé le président français. «C’est ce qui dans nos pays nourrit le populisme et érode la confiance dans le projet européen».

Fort du soutien de l’Allemagne, le chef de l’Etat français, qui se rend jeudi et vendredi en Roumanie et en Bulgarie, doit convaincre suffisamment de pays, notamment à l’est, pour obtenir la majorité sur la réforme au cours d’une réunion européenne en octobre. Il voyait ce mercredi à Salzburg les Premiers ministres tchèque et slovaque, Bohuslav Sobotka et Robert Fico, dont les pays ne souhaitaient pas cette révision.

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