Un sit-in se tient ce mercredi dans le centre de Casablanca, la ville la plus peuplée du Maroc. Cette action de protestation est motivée par la diffusion d’une vidéo montrant un groupe de jeunes agresser sexuellement dans un bus une jeune femme atteinte d’un handicap mental

«Ca nous concerne tous et toutes, on ne peut plus se taire!» — tel est le slogan des citoyens qui sont descendus dans les rues de Casablanca ce mercredi, une action suscitée par la diffusion d’une vidéo présentant l’agression sexuelle d’une jeune femme en plein jour dans un bus de cette ville marocaine.

Les organisateurs de la manifestation ont invité les citoyens à participer à ce sit-in sur la place Maréchal de Casablanca «en solidarité avec la victime du viol collectif». Quelque 1.300 personnes comptaient prendre part au rassemblement, d’après la page Facebook des organisateurs.

Les manifestants souhaitent faire comprendre à la société que la conduite des témoins passifs d’une agression sexuelle n’est en rien meilleure que celle de ses auteurs.

 

​«On a peur de sortir de chez nous parce que non seulement on sera attaqué, mais personne ne viendra à notre secours», avoue l’organisatrice du sit-in de Rabat et porte-parole de l’événement, Chaima Lahsini, à Huffington Post Maroc.

«Qu’on nous trouve une solution, qu’on incrimine le harcèlement sexuel dans les rues, que les autorités fassent leur travail, que les lois soient appliquées. Sinon, soit on se séquestre chez nous, soit on sera obligé de s’armer pour sortir dans la rue.»

 

Des rassemblements de ce genre s’organisent aussi dans d’autres villes marocaines, dont la capitale Rabat, puis aussi Tanger et Agadir.

Diffusée sur les réseaux sociaux, la vidéo de l’agression sexuelle d’une jeune femme dans un bus de Casablanca a suscité une salve d’indignations sur Internet et dans les médias marocains.

​Sur les images, on peut voir un groupe d’adolescents, torse nu, bousculer violemment une jeune femme en pleurs dans un bus, lui toucher les parties intimes, tout en rigolant. À moitié dénudée, la victime pousse des cris de détresse pendant que le bus continue de rouler sans qu’aucun passager n’intervienne. L’incident s’est déroulé le 18 août, la vidéo a été rendue publique deux jours plus tard.Les six agresseurs, âgés de 15 à 17 ans, ont été appréhendés et placés sous surveillance. lelundi 21 août, a confirmé la police dans un communiqué.

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