Cuba a fortement dénoncé les sanctions prises contre le Venezuela par le président américain Donald Trump et a appelé l’Amérique latine à défendre les principes de la « zone de paix » convenue en 2014 entre les pays de la région.

« Cuba condamne fermement le décret signé aujourd’hui [vendredi] par le président des États-Unis Donald Trump, imposant de nouvelles et plus fortes sanctions économiques et financières » au Venezuela, a déclaré le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Abelardo Moreno, dont les propos sont reproduits samedi dans le journal Juventud Rebelde.

La Havane rejette « les mesures injustes, unilatérales, arbitraires, illégales et violant le droit international qui continuent à être prises contre le gouvernement constitutionnel dirigé par le président Nicolas Maduro », a annoncé M. Moreno.

Donald Trump a signé vendredi un décret interdisant d’acheter de nouvelles obligations émises par le gouvernement du Venezuela ou par la compagnie pétrolière nationale PDVSA.

Aux nouvelles mesures « s’ajoute l’affirmation selon laquelle «aucune action militaire n’est prévue dans un avenir proche» contre cette nation amie. Cela signifie-t-il que nous devons nous attendre à ce que cela se produise plus tard ? », s’est interrogé M. Moreno.

Ce dernier a estimé que « notre Amérique ne doit pas oublier sa propre histoire. Il est impératif de défendre avec fermeté les principes et l’accord contenus dans la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes Zone de paix », adoptée en 2014 à La Havane pendant un sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC).

Fondé en 2011, cet organisme regroupe tous les pays du continent américain à l’exception des États-Unis et du Canada.

Le Venezuela est un allié politique important de Cuba et son deuxième partenaire commercial après la Chine. C’est le principal fournisseur de pétrole de cet État insulaire des Caraïbes, qui lui fournit en échange les services de milliers de médecins.

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