Les autorités américaines ont inculpé 19 personnes, dont 15 agents de sécurité turcs, accusées d’attaques à Washington contre les manifestants en marge de la visite du Président turc Recep Tayyip Erdogan de mai dernier, communique Associated Press

Selon AP, au total, 19 suspects dont 15 agents de sécurité turcs et gardes du corps de M.Erdogan sont soupçonnés d’avoir agressé, le 16 mai dernier, des manifestants kurdes pacifiques dans la capitale fédérale américaine.

Les violences se sont déroulées le 16 mai au soir, devant la résidence de l’ambassadeur de Turquie, où Erdogan s’était rendu après un entretien à la Maison-Blanche avec Donald Trump, précise l’AFP.

D’après une vidéo filmé sur les lieux, on voit M.Erdogan observer comment ses gardes du corps rouaient de coups des manifestants.

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Le Département d’État a exprimé une protestation à la Turquie, mais Ankara a rejeté les accusations à son encontre, déclarant que l’incident avait eu lieu suite au refus des autorités américaines de prendre les mesures de sécurité nécessaires.

Force est de constater que la capitale américaine est une ville où les gardes d’Erdogan se sentent comment chez eux.

Au printemps 2016, lors du Sommet sur la sécurité nucléaire, la police de Washington a dû intervenir afin de prévenir une bagarre entre gardes du corps, journalistes et manifestants devant les bâtiments de la Bookings Institution, où devait s’exprimer le Président turc.

Il est vrai que les coups de poing ou de pied ne sont pas l’unique arme dans l’arsenal des vigiles d’Erdogan. Au cours de la même visite de 2016, ils ont recouru à une astuce face aux manifestants et se sont mis à crier à l’unisson pour couvrir leurs voix.

Ils n’hésitent même pas à chercher noise au Secret Service américain.

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