Le dirigeant nord-coréen a déclaré au lendemain du nouveau tir de missile qu’il ne s’agissait que d’un prélude avant de lancer des missiles en direction de l’île de Guam, qui abrite des bases militaires américaines, apprend-t-on de l’agence officielle nord-coréenne KCNA

Au lendemain du lancement d’un nouveau missile balistique, Pyongyang a affirmé avoir testé le missile de portée intermédiaire de type Hwasong-12 qui a survolé le nord du Japon. Le dirigeant du pays Kim Jong-un a supervisé en personne l’opération, a indiqué mercredi l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

«Le tir d’essai de fusée balistique est la première étape des opérations militaires nord-coréennes dans le Pacifique et un préalable significatif au confinement de Guam», a souligné M.Kim, cité par l’agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

La Corée du Nord a mené mardi un nouveau tir de missile balistique qui a survolé le Japon pour s’abîmer dans le Pacifique 14 minutes après son lancement. Pour la première fois depuis 2009, un engin nord-coréen survolait le Japon. Les forces d’autodéfense japonaises n’ont pas abattu le missile, jugeant qu’il ne représentait pas de menace pour le pays. Pyongyang avait déclaré avoir achevé les préparatifs d’une frappe contre Guam, où une base aérienne et une base navale américaines sont déployées, et qu’il s’exécuterait si les États-Unis ne se comportaient pas «raisonnablement».Les tensions autour des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord ne cessent de s’aggraver ces derniers mois, alors que Pyongyang multiplie ses tirs de missiles, dont les derniers ont eu lieu les 26 et 29 août.

Washington et Pyongyang ont échangé des menaces réciproques dans la foulée. Le ton a depuis baissé d’un cran, mais Washington et Séoul ont lancé cette semaine leurs exercices militaires conjoints qui sont invariablement condamnés par le Nord comme une répétition de l’invasion de son territoire.

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