Les autorités américaines ont annoncé mardi 29 août avoir inculpé trois nouveaux agents de sécurité du président turc, Recep Tayyip Erdogan, accusés de violences à Washington en marge d’une récente visite de ce dernier aux Etats-Unis.

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Au total 19 suspects, dont 15 agents de sécurité turcs et gardes du corps du dirigeant, sont soupçonnés d’avoir agressé le 16 mai des manifestants kurdes pacifiques dans la capitale fédérale. Les violences s’étaient déroulées devant la résidence de l’ambassadeur de Turquie, où l’homme fort d’Ankara s’était rendu après son entretien à la Maison Blanche avec son homologue américain Donald Trump. La rixe s’était soldée par un bilan de 12 blessés, dont un policier.

« Nous nous battrons politiquement »

A Ankara, M. Erdogan avait violemment critiqué en juin les premières décisions d’inculpation des autorités américaines. « Nous nous battrons politiquement et juridiquement » contre ces mesures, avait-t-il déclaré dans un discours retransmis à la télévision. Alors que des groupes « terroristes » faisaient « une manifestation à 50 mètres de moi, la police américaine n’a rien fait », avait-il accusé.

Selon les témoignages et vidéos, des agents de sécurité turcs, souvent en costume sombre, avaient agressé les protestataires pacifiques, les frappant même à terre. Sur les 19 inculpés, seuls deux ont été arrêtés : Sinan Narin, habitant la Virginie, et Eyup Yildirim, résidant dans l’Etat du New Jersey, sont poursuivis pour coups et blessures et comparaîtront en septembre. Les autres suspects sont recherchés et il est improbable qu’ils remettent volontairement le pied sur le territoire américain.

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