Le 30 août, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est livré à une violente diatribe envers les médias israéliens, les accusant d’avoir propagé des « fake news » (fausses nouvelles) contre lui « à un niveau record ».

M. Netanyahu, qui s’exprimait lors d’une réunion publique près de Tel-Aviv, est impliqué dans plusieurs affaires portant sur des soupçons de corruption.

Il accuse les médias de mener une campagne pour provoquer son inculpation et sa chute. « L’industrie des +fake news+ a atteint un niveau record. L’objectif est d’obtenir des inculpations à tout prix et vite contre moi », a affirmé M. Netanyahu devant des milliers de militants de son parti réunis pour les voeux du nouvel an juif, célébré le 20 septembre.

La pression judiciaire s’est considérablement accentuée sur lui après la récente annonce qu’Ari Harow, un de ses anciens proches collaborateurs, avait accepté de coopérer avec la justice. M. Netanyahu n’a cessé de proclamer son innocence. L’une des enquêtes repose sur le soupçon que M. Netanyahu aurait reçu, illégalement, des cadeaux de personnalités très riches, dont le milliardaire australien James Packer et un producteur à Hollywood, Arnon Milchan.

La valeur totale de ces cadeaux a été chiffrée par les médias à des dizaines de milliers de dollars. Une autre enquête cherche à déterminer s’il aurait essayé de conclure un accord secret avec le propriétaire du quotidien Yedioth pour une couverture positive de la part du journal, en échange de laquelle il aurait aidé à réduire les opérations d’Israel Hayom, concurrent du Yedioth. M. Netanyahu a été interrogé à plusieurs reprises par les policiers, sans être mis en cause. Agé de 67 ans, M. Netanyahu – à la tête du gouvernement depuis 2009 après un premier mandat entre 1996 et 1999 – a été soupçonné à plusieurs reprises par le passé, sans être inquiété.