Le Comité pour la protection des journalistes, ONG basée aux États-Unis, a fustigé l’expulsion de l’Ukraine de la journaliste russe Anna Kourbatova, estimant que la vengeance contre les journalistes était inadmissible.

Le Comité pour la protection des journalistes, une association à but non lucratif implantée à New York et ayant pour objet d’observer les abus contre la presse, a condamné l’expulsion d’Ukraine d’Anna Kourbatova, journaliste de la chaîne de télévision russe «Pervyi Kanal».

«Nous appelons les autorités ukrainiennes à permettre à Anna Kourbatova et aux autres journalistes russes de travailler sans avoir peur de se faire enlever, expulser et subir d’autres mesures punitives. L’Ukraine se trouve en état de guerre médiatique contre la Russie, mais la vengeance contre les reporters n’est pas le moyen qui permettra de la gagner», a déclaré Nina Ognianova, coordinatrice des programmes du Comité pour l’Europe et l’Asie centrale.

Elle a appelé Kiev à respecter la liberté de la presse.

Le Comité a noté à ce propos que, plus tôt, le Service de sécurité d’Ukraine (SBU) avait interdit l’entrée du pays à deux journalistes indépendants espagnols.

Une source au sein du SBU a indiqué mercredi 30 août que la journaliste russe avait été arrêtée en raison d’un reportage jugé trop critique envers l’Ukraine et qu’elle sera expulsée du pays prochainement.

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