Le dernier jour de l’été-2017 à Bruxelles est devenue togolaise. La diaspora de ce peuple africain a manifesté dans la capitale belqique pour attirer l’attention de la communauté internationale sur le cas du Togo. Elle plaide pour le retour à la constitution de 1992.

Ces manifestants venus de plusieurs capitales d’Europe et des Etats-Unis ont attendu peu après midi ce jeudi, l’heure de pointe au quartier européen, pour donner de la voix. Dans leurs revendications, les manifestants demandent à l’Union européenne d’user de toute son influence pour contraindre le pouvoir de Lomé à honorer ses engagements, pris il y a 11 ans. Koffi Donani est un des manifestants, il explique que «nous venons devant l’Union européenne réitérer, les attentes, les demandes des Togolais qui sont sur le territoire togolais. Nous relayons cela pour qu’elle fasse pression pour qu’on revienne à la Constitution de 1992.»

Des droits pour la diaspora

Un autre point qui tient également à cœur à la diaspora togolaise est le droit de vote. Il est mentionné dans le document remis à Fabrizia Panzetti, cheffe de cabinet de la Haute représentante des affaires étrangères de l’Union Européenne.

L’activiste Anani Sossou assure que «dans tous les pays démocratiques, la diaspora vote. Mais on n’a jamais accordé ce droit de vote à la diaspora  [ndlr : togolaise] pour la simple raison qu’on pense à tort que cette diaspora est constituée d’opposants. Ce qui n’est pas normal. Nous sommes des citoyens à part entière. Je rappelle qu’en 2016, l’aide que la diaspora apporte au Togo a dépassé l’aide publique au développement. Cette aide est 113 milliards de francs CFA. Comment peut-on s’imaginer que des gens qui prennent une part  très sensible dans le développement et l’économie du pays ne peuvent pas se prononcer sur les questions qui concerne le Togo ; des questions qui les concernent directement ? Cela n’est pas normal.»

Dans le passé, l’UE s’est largement impliquée dans la résolution de la crise togolaise. Après avoir décidé un temps de suspendre son aide au Togo pour «déficit démocratique», l’UE avait subordonné la reprise de la coopération en 2004 au respect des principes démocratiques et de la promesse du gouvernement togolais de tenir 22 engagements clairs et précis, visant au «renforcement du climat démocratique et de l’État de droit dans le pays». 

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