Il y a en Belgique 500 aspirants à combattre en Syrie, mais aussi un groupe de plus de 2.000 individus radicalisés. Dans toute l’Europe, on en compte 50.000.

«C’est une estimation, il pourrait aussi bien en avoir 1.000 de plus ou de moins. Mais ils posent un problème aux services de sécurité», affirme le coordinateur européen de lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerckhove, samedi dans De Morgen.

Selon M. de Kerckhove, la difficulté consiste à identifier ceux d’entre eux qui sont potentiellement dangereux. Il met également en doute la possibilité de déradicaliser. «  Une personne qui est très radicale s’en tiendra à ses idées. Ce que l’on peut au minimum tenter d’obtenir est que la personne n’utilise pas la violence pour asseoir ses idées  ».

Une formation universitaire pour les imams

Il évoque à ce titre la formation universitaire pour les imams ou des programmes de déradicalisation en société et pas uniquement dans les prisons, ou encore le développement d’un islam européen.

Dans le milieu de la sécurité, la prudence reste toutefois de mise, d’autant qu’il s’agit ici d’estimations et non de chiffres empiriques. L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) n’est pas en mesure de confirmer ces chiffres.

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