Alors que les relations turco-allemandes se détériorent Angela Merkel a confirmé son opposition à la poursuite des négociations avec la Turquie sur la création de l’Union douanière

À l’heure où les tensions entre la Turquie et l’Allemagne s’exacerbent, leurs relations pourraient être soumises à révision, estime la chancelière allemande Angela Merkel. Lors d’une rencontre avec des représentants des milieux d’affaires à Nuremberg, elle a déclaré qu’elle ne voyait plus de possibilité de poursuivre les négociations sur la création de l’Union douanière avec la Turquie:

«Pour moi, dans ces conditions, de nouvelles négociations sur l’élargissement de l’Union douanière ne sont pas à l’ordre du jour», a-t-elle déclaré.

Angela Merkel a en outre condamné l’interpellation de deux citoyens allemands en Turquie et a déclaré que ces actions pourraient mener à la révision des relations de Berlin et d’Ankara, selon l’agence d’information Reuters.

«Nous devons agir avec résolution», a déclaré Mme Merkel lors d’une rencontre avec des représentants des milieux d’affaires à Nuremberg. Elle a également ajouté qu’étant donné les récents événements, «probablement, il est nécessaire» de réviser les relations avec Ankara.

La chancelière allemande estime aussi qu’il n’est pas actuellement envisageable de poursuivre les négociations sur la création de l’Union douanière turco-allemande.

Auparavant, le ministère allemand des Affaires étrangères avait déclaré que le 31 août deux Allemands avaient été arrêtés en Turquie. Berlin n’a pas encore réussi à établir de contacts avec les personnes interpellées. D’après la porte-parole du ministère allemand, Maria Adebahr, «il peut s’agir d’accusations à caractère politique».

Les relations entre l’Europe et la Turquie, membre de l’Otan et candidate à l’adhésion à l’Union européenne, se sont dégradées à cause des mesures de répression et des purges qui ont suivi le coup d’État avorté du 15 juillet 2016.

En outre, les relations entre Ankara et les Européens ont atteint leur plus bas niveau pendant la campagne pour le référendum sur l’extension des pouvoirs du président en Turquie. L’Allemagne et les Pays-Bas ont interdit des meetings où devaient s’exprimer des ministres turcs pour convaincre la diaspora de voter «oui».

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