Une manifestation contre le démantèlement des monuments érigés en mémoire des soldats soviétiques de la Seconde Guerre mondiale s’est tenue samadi le 2 septembre à Varsovie.

Alexeï Pouchkov

Selon ses participants rassemblés devant l’Ambassade des États-Unis, «l’hystérie» autour de ce processus en Pologne trouve ses racines à Washington.

Plusieurs personnes se sont retrouvées samedi devant l’Ambassade des États-Unis en Pologne en marge d’une manifestation contre la démolition des monuments soviétiques. Demandant la révision de la loi sur l’interdiction de la propagande communiste, ils veulent empêcher la démolition, prévue par ce texte, des monuments soviétiques élevés à la mémoire des soldats de la Seconde Guerre mondiale.

Un des organisateurs de la manifestation a confié que les personnes réunies envisageaient de transmettre une lettre au Président Donald Trump dans laquelle ils lui demandent d’expliquer l’attitude des États-Unis à l’égard de la situation actuelle en Pologne, y compris à l’égard de la protection des monuments soviétiques.

«Nous sommes devant l’Ambassade américaine pour montrer que c’est notamment à Washington que se trouvent les facteurs déclenchants de l’hystérie qui nourrit la guerre contre les monuments», a expliqué un des organisateurs de la manifestation.

Un participant de la manifestation a remarqué qu’en Allemagne les monuments érigés à la mémoire des soldats soviétiques étaient entretenus :

«Alors, pourquoi la Pologne, pays qui doit aux soldats soviétiques la libération de son territoire, ses longues frontières et son l’accès à la mer Baltique, maintenant, presque 30 ans après la disparition de la République populaire de Pologne, chauffe la situation à blanc ?»

D’après lui, de telles manifestations se tiennent également dans certaines autres capitales européennes.

Le Président de la Pologne, Andrzej Duda, a signé en juillet des amendements à la loi sur l’interdiction de la propagande communiste qui prévoient la démolition des monuments soviétiques érigés dans le pays. La loi entrera en vigueur trois mois après sa signature. Selon l’Institut polonais de la mémoire nationale, la loi concernera près de 230 monuments à l’Armée rouge. Celle-ci a libéré la Pologne des troupes nazies lors de la Seconde Guerre mondiale.

La Douma d’État, chambre basse du parlement russe, a appelé les députés du Parlement européen à travailler ensemble pour lutter contre les efforts de ranimer le nazisme sous toutes ses formes et pour résister à la démolition et à la profanation des monuments aux soldats l’ayant combattu.

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