L’essai nucléaire a provoqué des glissements de terrain

Ces perturbations sont « plus nombreuses et plus étendues que lors des cinq essais menés auparavant » par la Corée du Nord, selon les spécialistes du site 38 North…

Le terrain a été soulevé dans les airs, et de petits glissements de terrain ont charrié des matériaux dans le lit de ruisseaux. L’essai nucléaire mené dimanche par la Corée du Nord a provoqué des glissements de terrain dans la zone de la déflagration et au-delà, comme en témoignent des images satellite publiées mercredi qui ne montrent cependant pas de cratère consécutif à un effondrement.

Le sixième test nucléaire nord-coréen a provoqué un séisme de magnitude 6,3, selon les sismologues américains. Il a été suivi peu après par une secousse de 4,1, ce qui a fait naître des questions sur la possibilité d’un effondrement sur le site et de la diffusion potentielle de matériaux radioactifs dans l’atmosphère.

« Pas de signe d’un cratère d’affaissement »

Le site 38 North de l’Université Johns Hopkins à Washington a publié des images satellite datant de lundi qui montrent des changements à la surface de Punggye-ri, le principal site des essais nucléaires nord-coréen. « Ces perturbations sont plus nombreuses et plus étendues que lors des cinq essais menés auparavant par la Corée du Nord », écrivent les spécialistes de 38 North. « Il ne semble pas y avoir de signe d’un cratère d’affaissement comme suggéré par la réplique postérieure à l’essai ».

Séoul a estimé l’énergie dégagée à 50 kilotonnes. D’après les chercheurs américains, la puissance du test était de 100 kilotonnes ou plus. Le Japon l’a estimée à 120 kilotonnes, soit huit fois celle de la bombe qui a détruit Hiroshima en 1945. L’agence sud-coréenne de la sécurité nucléaire a expliqué mercredi qu’elle n’avait décelé aucune trace de matériaux radioactifs dans des échantillons d’air, de terre et d’eau prélevés après le test.

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