Quelques jours après avoir annoncé la fin du programme qui les mettait à l’abri d’une expulsion, Donald Trump a tenté aujourd’hui de rassurer les centaines de milliers «Dreamers» (jeunes sans-papiers américains), qui ont peur de ne plus pouvoir étudier ou travailler aux Etats-Unis.

Le président américain a annoncé mardi la fin du programme Daca, mis en place par son prédécesseur Barack Obama afin de faire sortir de l’ombre les enfants arrivés illégalement aux Etats-Unis avec leurs parents. Le décret du président démocrate a permis de donner à quelque 800.000 jeunes en situation irrégulière un statut légal, bien que temporaire.

Trump a assorti sa décision, qui a suscité une levée de boucliers chez les démocrates mais aussi dans une partie du camp républicain, d’une forme de «sursis» de six mois, enjoignant le Congrès à légiférer dans l’intervalle.

«Pour tous ceux (DACA) qui s’inquiètent de leur statut pendant les six mois, vous n’avez aucune raison de vous inquiéter. Il ne se passera rien!», a tweeté aujourd’hui le locataire de la Maison Blanche. Mais sa position sur cede jeunes sans-papiers, les dossier reste entourée du plus grand flou, ses tweets et déclarations de ces derniers jours contribuant à alimenter la confusion.

Après avoir annoncé, par la voix de son ministre de la Justice, que le décret de M. Obama devait être annulé et qu’il appartenait au Congrès seul de trancher sur ce dossier sensible, le président septuagénaire a affirmé d’un tweet laconique mardi soir qu’il pourrait finalement «réexaminer» le dossier en l’absence d’avancées législatives.

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