Emmanuel Macron a atterri à Athènes à la mi-journée ce jeudi pour une visite d’Etat en Grèce, la première depuis son élection. Vingt-huit heures d’un déplacement conçu comme un péplum.

Un tête-à-tête avec le Premier ministre, Alexis Tsipras. Un autre avec le président de la République hellénique, Prokopios Pavlopoulos. L’Elysée bombe le torse : « C’est le douzième chef d’Etat qu’il rencontre en quinze jours. »

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La presse a aussi été prévenue des « séquences » où « Madame Brigitte Macron » sera présente : elle figure très officiellement dans le programme du président. La première dame est particulièrement attendue dans ce pays où jamais encore un président français ne s’était rendu accompagné.

La colline du Pnyx, un lieu hautement symbolique

Mais le point d’orgue de ce déplacement aura lieu à la tombée du jour. C’est peu dire qu’Emmanuel Macron en a soigné la dramaturgie. Il aurait pu se rendre à la Vouli, le Parlement grec, comme le font traditionnellement les officiels. Le chef de l’Etat a préféré la colline du Pnyx. Sur cette esplanade, dans l’Antiquité, l’Assemblée du peuple se réunissait pour délibérer ou encore voter le budget de la cité. Le lieu de naissance de la démocratie, en quelque sorte, où l’on n’ordonnait pas la loi mais où on la discutait. C’est là, dans ce théâtre politique au pied des dieux de l’Acropole, qu’Emmanuel Macron va prononcer un discours sur l’Europe. Le seul Français à s’y être exprimé est André Malraux, alors ministre de la Culture, en 1959, au premier jour de l’illumination de l’Acropole.

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