Une pétition intitulée «Reprenez le prix Nobel d’Aung San Suu Kyi» a recueilli près de 400 000 signatures en quelques jours.

Il lui est reproché une inertie envers le sort de la minorité musulmane birmane des Rohingyas, au cœur de la tourmente.

Les critiques envers l’ancienne égérie de l’opposition non-violente à la junte militaire birmane, Aung San Suu Kyi, se font de plus en plus acerbes alors qu’environ 290 000 Rohingyas ont déjà fui vers le Bangladesh.

ans une pétition ayant obtenu près de 400 000 signatures en quelques jours, une centaine de personnes (semble-t-il de nationalité indonésienne) exigent qu’on retire son prix Nobel de la paix, obtenu en 1991, à celle qui est désormais conseillère spéciale et porte-parole de la présidence de l’Etat birman.

Les pétitionnaires accusent l’armée birmane de meurtres et d’actes de torture envers la minorité musulmane rohingya, originaire du Bangladesh.

Cette dernière se compose d’environ un million de personnes, dont un quart aurait déjà fui depuis le 25 août en raison des combats opposant l’armée aux rebelles rohingyas de l’«Arakan rohingya salvation army» (ASRA) qui affirment agir pour protéger leur communauté. Le gouvernement a lancé une vaste opération militaire contre l’ASRA après que cette organisation a attaqué, le 25 août, une trentaine de postes de police.

Selon le texte de la pétition, l’opération militaire des autorités birmanes aurait entraîné la mort de 3 000 Rohingyas en moins de trois jours, entre le 25 et le 27 août 2017. De leur côté, les autorités birmanes citées par l’AFP, ont avancé le chiffre de 430 morts, principalement des «terroristes» rohingyas.

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