Le candidat social-démocrate à la chancellerie allemande Martin Schulz, en grosses difficultés dans les sondages, a redoublé ses attaques à l’encontre de sa rivale Angela Merkel à deux semaines des élections législatives.

L’ancien président du Parlement européen estime que les convictions affichée de Mme Merkel ne sont en réalité que «des manoeuvres tactiques» et que son parti est «sans programme, sans projet, sans la moindre idée pour l’avenir», dans une interview paru samedi, accordée conjointement au quotidien régional français Ouest France et au groupe de presse régionale allemand Funke.

Lors de l’unique débat télévisé dimanche dernier entre les deux candidats, Mme Merkel avait réussi à conforter son statut de favorite pour se succéder à elle-même, selon les commentateurs et sondages des chaînes de télévision publique. Le chef de file des sociaux-démocrates n’était pas parvenu à réellement distinguer son programme de celui de la dirigeante conservatrice.

Pourtant, M. Schulz estime que «rien n’est joué» pour l’élection.

Dans cette même interview, le chef de la SPD appelle les Européens à résister à la «surenchère» du président turc Recep Tayyip Erdogan, en jugeant qu'»il ne prendra pas le risque de rompre» l’accord de 2016 sur la régulation de l’afflux migratoire en Europe.

«Je connais bien Erdogan. Il est dans la surenchère verbale. Et il ne comprend que la manière forte. Il ne prendra pas le risque de rompre l’accord sur les migrants», estime le rival de la chancelière Angela Merkel aux prochaines élections législatives fédérales, dans cette interview à paraître samedi, accordée conjointement au quotidien français et au groupe de presse régionale allemand Funke.

Bruxelles et Ankara ont conclu en 2016 un pacte migratoire qui a permis d’endiguer l’afflux de réfugiés en Europe par les îles grecques en mer Egée.

Le candidat du SPD invite donc les Européens à la fermeté face au président turc, en pleine tension entre Berlin et Ankara: «Sans les moyens financiers de l’Europe, il (Erdogan) ne peut pas prendre en charge les deux millions de réfugiés qui sont en Turquie. Et il ne peut pas non plus tous les envoyer sur des bateaux vers l’Europe. Ce n’est donc qu’une menace vide. Nous ne devons pas avoir peur».

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