Retournement de situation au Kosovo, où le controversé homme d’affaires Behgjet Pacolli a quitté le Cartel des droites pour rejoindre la Coalition des commandants… Ses quatre députés devraient permettre de former un gouvernement. Et de vendre ce ralliement au prix fort.

Aleksandar Vučić était attendu jeudi 7 septembre à Sarajevo pour sa première visite officielle en Bosnie-Herzégovine en tant que président de Serbie. Samedi dernier, il recevait Milorad Dodik à Belgrade, et annonçait la rédaction d’une « Déclaration sur la survie des Serbes et de la nation serbe », qui n’évoque d’ailleurs que la Serbie et la Republika Srpska, oubliant les Serbes de Croatie, du Monténégro et même du Kosovo.

Le feuilleton Agrokor agite la Croatie depuis huit mois. Après la nomination en avril d’un administrateur et le vote d’une loi spéciale ouvrant la voie au soutien de l’État, le géant de l’agro-alimentaire semble aller mieux. Mais en cette rentrée, de nombreuses questions restent toujours en suspens.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Pavle Đurišić, commandant de groupes tchétniks dans le nord du Monténégro, fut directement responsable d’effroyables massacres et du « nettoyage ethnique » des populations musulmanes de la vallée de la Drina. Pourtant, à Berane, des organisations serbes veulent lui ériger un monument en signe de « réconciliation ». Le projet suscite un tollé.

Plaque controversée au camp de Jasenovac, slogans oustachis et appels à la haine dans les rues de Zagreb : l’extrême droite tient le haut du pavé, sans réaction notable des autorités ni du gouvernement « modéré » d’Andrej Plenković. Encore une fois, la rentrée politique croate se fait sous le signe des polémiques du passé.

Un pays fragile, miné par ses divisions internes, à l’identité contestée par ses voisins : telle est l’image souvent donnée par la Macédoine. L’existence d’un État macédonien est pourtant indispensable à la sauvegarde des équilibres politiques des Balkans. Encore faudrait-il que l’Union européenne en prenne conscience et relance le processus d’intégration. L’analyse du journaliste suisse Andreas Ernst.

Selon un rapport de la police néerlandaise, récemment révélé par les médias, il faudrait rétablir les visas pour les citoyens albanais désirant voyager dans l’Union européenne, afin de contrer le développement des activités des groupes criminels. Un accroc sérieux dans les relations entre Amsterdam et Tirana.

Formules all inclusive, vols à bas coût, forfaits spéciaux offerts par les complexes touristiques de Bodrum ou d’Antalya, et liens historiques entre les deux peuples : depuis une dizaine d’années, la Turquie s’impose comme la première destination de vacances des Albanais. Et la future compagnie nationale aérienne albanaise sera fortement liée à Turkish Airlines.

C’était le chantier du siècle. Nul n’a jamais su combien avait exactement coûté « l’Autoroute de la nation », reliant Albanie et Kosovo, ni comment sa construction a été financée, mais l’État albanais est désormais décidé à céder son entretien à un concessionnaire. Quitte à mettre encore la main à la poche si les recettes des futurs péages ne suffisent pas.

Comme les autres pays d’Europe centrale et des Balkans, la Slovénie devrait voir sa population rapidement décliner dans les prochaines décennies, si les courbes démographiques ne s’inversent pas. En attendant, il va falloir payer les retraites du « papy boom ».

La culture est le dernier des soucis de tous les gouvernements « démocratiques » qui se succèdent en Serbie depuis 2000. Pour comprendre cette atonie, il n’est pas inutile de revenir sur les années yougoslaves, afin de voir comment le libéralisme et le consumérisme et le nationalisme ont « consommé » et « consumé » le projet émancipateur du socialisme. Entretien avec l’historien de l’art Branislav Dimitrijević.

Existe-t-il vraiment un « exceptionnalisme » roumain, ce concept avancé tant par les nationalistes, pour l’exalter, que par un intellectuel libéral comme Lucian Boia, pour le déplorer ? Reprenant les termes du débat – la formation de l’État, le rôle particulier de l’Eglise orthodoxe, le mythe de la paysannerie, la transition capitaliste – deux grands intellectuels rouvrent le débat. Dialogue entre Vintilă Mihăilescu et Vasile Ernu.

C’est en Ukraine, dans la province de Poltava, que se trouve le tombeau supposé du khan Koubrat (605 – 665), père du fondateur du premier royaume bulgare, le khan Asparoukh. Un grand rassemblement patriotique y est prévu à la mi-septembre, ainsi que l’érection d’un monument en l’honneur de celui qui unifia les tribus bulgares, éparpillées entre la Mer Noire et le Caucase.

Sur le Danube, il y a encore des professionnels qui vendent leur pêche sur les marchés et dans les restaurants. Si la pollution et l’édification de barrages comme celui des Portes de fer ont réduit les stocks de poissons, un autre fléau menace les pêcheurs de Serbie : la privatisation et la dérégulation du secteur.

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