Selon les sources militaro-diplomatique haut placées, les policiers militaires russes contrôleront la zone de désescalade dans la province syrienne d’Idleb.

La responsabilité pour le cessez-le-feu à Idleb devait initialement incomber à la Turquie. Selon les experts, ces changements renforceront l’influence russe dans cette région du pays et écarteront l’éventualité du passage de la province d’Idleb sous le contrôle d’Ankara.

Trois des quatre zones de désescalade fonctionnent en Syrie dès à présent: dans le sud, dans la province de Deraa, dans la banlieue de Damas Ghouta orientale et au nord de la province de Homs. Des policiers militaires russes sont déjà présents dans chacune d’elles. La Russie, l’Iran et la Turquie mènent activement des négociations sur la mise en place de la quatrième zone de désescalade. D’après le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, ils ont déjà «significativement avancé».

La province d’Idleb occupe une place particulière parmi d’autres zones de désescalade car ce territoire est attenant à la frontière turque. Ce qui permettait à certains experts de dire qu’Ankara pourrait l’aspirer dans l’orbite de son influence — allant jusqu’à une annexion. Des militaires turcs devaient être initialement présents à Idleb. Néanmoins, fin juin, Ankara a admis la possibilité d’y déployer également des forces militaires russes. Désormais, de toute évidence ont été conclus des accords qu’il s’agira uniquement des policiers militaires russes.

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