Selon un rapport de l’ONU publié en février 2017, plusieurs pays africains continuent toutefois d’entretenir des relations avec la Corée du Nord.

La Namibie, par exemple, où deux conglomérats militaires nord-coréens opèrent depuis 2016. Mais aussi le Nigeria, l’Angola, la Guinée équatoriale, le Sénégal, l’Érythrée et l’Éthiopie.

Ce même rapport trace la livraison d’armes nord-coréennes au régime de Joseph Kabila en RDC, notamment des pistolets automatiques pour la garde présidentielle. En retour, la RDC aurait vendu de l’uranium à Pyongyang. Mais le gouvernement congolais dément ces informations. La RDC n’entretient aucun lien avec la Corée du Nord, nous dit Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais.

«Curieusement, depuis qu’il y a ces histoires de bombe, on lit dans les journaux que nous livrons de l’uranium à la Corée du Nord. Personne n’achète notre uranium. Il n’y a aucun programme particulier, aucune alliance particulière avec la Corée du Nord, rien du tout», a confirmé Lambert Mende.

Un partenariat gagnant 

Pour Samuel Ramani, spécialiste de la Corée du Nord à l’Université d’Oxford, Pyongyang reste un partenaire très attractif pour certains pays d’Afrique qui ont besoin d’équipements militaires.

«De nombreuses importations d’uranium de la Corée du Nord sont originaires d’Afrique. La mine montante d’uranium de la Namibie et du Zimbabwe sont les principales sources. En contrepartie, la Corée du Nord fournit de l’armement, de l’assistance en formation militaire et surtout de projets de construction», a-t-il ajouté.

Si ces pays ont maintenu leurs relations avec la Corée du Nord, l’Ouganda lui, a officiellement pris ses distances. Le dernier essai nucléaire nord-coréen mené le 3 septembre, a, à nouveau, fait rugir la communauté internationale: le Conseil de sécurité de l’ONU a sur la table une résolution présentée par Washington pour sanctionner le régime nord-coréen.

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