La Ville Lumière a, sans surprise, été désignée ce mercredi à Lima pour organiser les Jeux olympiques et paralympiques 2024. Los Angeles héritant de ceux de 2028. La fête peut commencer.

A force d’infuser, la nouvelle ne pouvait pas dégager la force de la surprise. Un peu après 13 heures, la ratification à main levée par les membres du CIO pour la double attribution de l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2024 et 2028, à Paris et Los Angeles, a tout de même déclenché une profonde vague de plaisir dans les rangs de la candidature parisienne. L’épilogue ne faisait aucun doute mais il y avait la profonde satisfaction du devoir accompli. Cent ans après, Paris retrouvera les JO. « On va laisser un héritage. En tant que sportive, c’est un volcan qui est presque en ébullition qui sort. On a l’habitude de tout contrôler. Le pansement des échecs précédents pourra se retirer, c’est une belle cicatrice et une belle fierté », avait mardi, indiqué Laura Flessel, ministre des sports.
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Lors de l’ultime présentation du dossier de candidature (huit intervenants, trois vidéos, messages d’Emmanuel Macron et de Neymar), les acteurs de Paris 2024 ont, ce mercredi, partagé concentration et émotion. Au sommet de la dernière marche, ils ont pu apprécier le chemin parcouru. Celui d’une longue, éreintante, incertaine et étourdissante campagne. Après les Jeux d’été de Paris en 1900 et 1924, les JO d’hiver de Chamonix en 1924, Grenoble 1968 et Albertville en 1992, la France a finalement recollé les anneaux. Los Angeles se voit, de son côté, attribuer les Jeux 2028. La cité californienne, comme Paris et Londres, accueillera les JO pour la 3e fois (après 1932 et 1984).

Paris a, jusqu’au dernier moment, respecté le protocole à la lettre, évitant soigneusement de crier victoire trop tôt

A Lima, la délégation française était venue chercher un diplôme d’excellence. Depuis l’accord tripartite conclu entre le CIO, Los Angeles, le suspense n’existait plus quant à l’issue heureuse. La réserve n’était que sémantique, protocolaire. Paris tenait ses Jeux mais il fallait aller au terme du processus. Passer la ligne en vainqueur. Comme sur le Tour de France quand la dernière étape est vidée de substance que le champagne se boit en cours d’étape mais que le défilé sur les Champs-Elysées s’inscrit comme un moment incontournable du feuilleton de l’été. Un épisode symbolique. A Lima, le CIO a d’ailleurs fait comme si de rien n’était. Il ne s’agissait pas d’une session bradée. La cérémonie était enrobée du faste et du protocole habituels. Histoire de bien célébrer le moment.

A Lima, Paris a, jusqu’au dernier moment, respecté le protocole à la lettre, évitant soigneusement de crier victoire trop tôt, avançant avec humilité, conscient de l’immense chantier qui l’attend. Mais avant d’y penser les acteurs avaient envie de profiter des doux instants lui ayant permis de coiffer les lauriers avant de penser à l’avenir qui s’écrira à trois, avec le CIO et Los Angeles, rival devenu partenaire à la suite du changement de règles. D’ailleurs, Paris, Los Angeles et le CIO ne se quittent plus. Après la ville californienne, dimanche, Thomas Bach se rendra à Paris, le 21 septembre, après avoir voyagé depuis New York, via Marseille (cadre des épreuves de voile et de football), avec Emmanuel Macron. Mercredi, à Lima, un nouvel emblème a été dévoilé. Une nouvelle aventure commence pour Paris. Le CIO veut, lui, ouvrir une nouvelle ère …

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