Selon un rapport, les enfants ont perdu 20 minutes de sommeil en 15 ans. Le passage à la semaine de 4 jours et demi ne serait pas responsable de la fatigue des écolier, écrit L’Express.

Les nuits des enfants sont de plus en plus courtes. C’est le constat d’un rapport, dévoilé par Le Parisien, qui relève que les écoliers ont perdu 20 minutes de sommeil en 15 ans. Cette étude a été réalisée par trois chercheurs des universités de Tours et d’Orléans, missionnés en 2016 par le ministère de l’Éducation nationale pour évaluer les effets des nouveaux rythmes scolaires.

Les élèves de grande section de maternelle et de CP, âgés de 5 et 6 ans, ont perdu en moyenne «15 à 20 minutes de sommeil par nuit», explique le quotidien. En cent ans, les moins de 18 ans ont ainsi perdu une heure sommeil. Conséquence: ils connaissent de plus en plus de difficultés de concentration à l’école.

«Le sommeil n’est pas plastique»

Les chercheurs relèvent aussi le «jet lag social» des enfants, qui vivent entre deux rythmes: celui de la semaine et celui du week-end, durant lesquels ils se couchent et se lèvent tard. Un rythme faussement réparateur. «Le sommeil n’est pas plastique, souligne Nadine Le Floch dans Le Parisien. Le temps qu’on manque le soir n’est pas récupéré en dormant plus longtemps le matin.»

L’étude relève ainsi un écart de «30 à 50 minutes» entre le temps de sommeil nécessaire estimé par les parents et celui effectivement constaté. Pourtant, lorsqu’ils ont école le lendemain, les enfants de 5 ans devraient dormir 10h33, ceux de 8 ans, 10h30, et enfin ceux de 10 ans, 10 heures.

Les rythmes scolaires hors de cause

Cette étude doit être prochainement publiée par l’Observatoire des rythmes et des temps de vie des enfants et des jeunes (ORTEJ). Les nouveaux rythmes, instaurés par le gouvernement précédent, sont accusés par ses détracteurs d’épuiser les enfants. Cette rentrée, Jean-Michel Blanquer a ainsi réintroduit les semaines de 4 jours, désormais pratiquée par un tiers des écoles. Pourtant, ce rapport montre que le passage de l’école à 4 jours à demi et l’introduction d’activités périscolaires après la classe n’ont pas augmenté le niveau de fatigue des écoliers. Les parents déclarent à 80% que leur enfant se lève sans problème le matin.

Les écoliers sont 87% à plébisciter les activités périscolaires après l’école. Et leur niveau d’attention des écoliers, mesurée par cette étude, ne diminue pas dans la semaine: il est relativement faible le lundi, augmente jusqu’au mercredi, puis se stabilise jusqu’au vendredi.