Ce petit garçon syrien d’Alep, visage couvert de sang et de poussière, qui avait ému le monde il y a un an lorsque sa maison avait été bombardée, a été retrouvé par les reporters de France 2.

Для плеера требуется установить Flash Player

C’est le visage qui a incarné les atrocités de la guerre en Syrie. Omran Daqneesh a retrouvé une vie normale, dans sa famille, à Alep, dans le nord du pays. Son visage, couvert de sang et de poussière, avait fait le tour du monde. Ce petit Aleppin de 6 ans aujourd’hui a été filmé après avoir été extirpé des décombres de son immeuble bombardé dans un quartier rebelle, le 17 août 2016. Les reporters de France 2 l’ont retrouvé plus d’un an après, avec sa famille.

«Je n’ai pas eu peur» 

«Je me rappelle juste que la lumière s’est éteinte d’un seul coup et que le portable de papa s’était cassé», raconte Omran devant la caméra de France 2. «Je n’ai pas eu peur», ajoute-t-il, revenant sur les instants qui ont suivi le bombardement de sa maison. Le petit garçon confie qu’il cherchait alors son père.

Les rebelles ont vu le bénéfice qu’ils pouvaient trouver dans le drame de ce petit enfant et de l’émotion qu’il a suscitée à travers le monde. Il est alors devenu le nouveau visage des insurgés d’Alep.

La famille s’est vu proposer jusqu’à 10 000 euros pour de nouvelles photos et interviews, mais le père a refusé toutes les demandes : «Je ne cherchais pas la publicité, je ne voulais pas qu’on utilise [mon enfant] de cette façon-là», explique-t-il. Le papa d’Omran est même allé jusqu’à raser les cheveux de son fils et changer son prénom en Hamada, pour qu’on ne le reconnaisse plus.

Le régime a tout fait pour récupérer son histoire

Des mois plus tard, lorsqu’Alep est reprise par l’armée loyaliste syrienne, Omran apparaît à la télévision officielle syrienne. Le régime de Bachar Al-Assad a tout fait pour récupérer l’histoire de l’enfant. C’est même le ministère syrien de l’Information qui s’est occupé des demandes d’interview adressées à la famille. A-t-elle subi des pressions ou des menaces pour cela ? Le père d’Omran réfute tout.

Aujourd’hui, Omran va faire sa première rentrée scolaire. Il veut être tourneur-fraiseur, comme son père.

Etiquette: ;