Le Parlement européen a appelé jeudi l’armée et les forces de sécurité du Myanmar à mettre fin immédiatement aux actes de meurtre, harcèlement, viol et saccage des maisons des Rohingyas.

Dans un communiqué publié jeudi, le Parlement européen a appelé l’armée et les forces de sécurité du Myanmar à mettre fin immédiatement aux actes de meurtre, harcèlement, viol et saccages des maisons des Rohingyas.

Le Parlement européen a également demandé d’autoriser l’arrivée des aides humanitaires dans l’Etat d’Arakan et l’accès à la mission des Nations Unies pour enquêter et éclaircir la situation.

Le communiqué du Parlement européen a ajouté que le gouvernement du Myanmar se doit de protéger tous les civils contre la maltraitance et ce sans discrimination, et doit permettre aux organisations humanitaires d’accéder à toutes les zones de conflit.

Le Parlement européen a par ailleurs appelé la dirigeante birmane, Aung San Suu Kyi, à condamner toute incitation à la haine raciale ou religieuse, à la discrimination et à l’hostilité envers la minorité Rohingya.

Le communiqué du Parlement européen a souligné que le Prix Sakharov, décerné en 1990 à Aung San Suu Kyi, est attribué chaque année par le Parlement européen aux défenseurs des droits de l’homme et ceux qui protègent les droits des minorités et respectent la loi.

Dans ce sens, les députés européens se sont interrogés sur la possibilité de retirer le Prix Sakharov à Aung San Suu Kyi en cas de violation des critères d’attribution du prix.

« En tant que défenseurs des droits de l’homme, il nous est douloureux de voir que ces atrocités au Myanmar sont commises à grande échelle », déclare le député européen et membre du Parti conservateur britannique Sajjad Karim.

« Le pire est de voir Aung San Suu Kyi, une ancienne lueur d’espoir, nier l’existence de tels actes et les laisser continuer », a déploré Sajjad Karim en critiquant le silence des autorités du Myanmar.

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