Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a assuré vendredi que «des semaines de conversations» entre son gouvernement et de l’opposition ont abouti au rapprochement d’un accord pour venir à bout de la crise qui secoue le pays.

Malgré la nouvelle d’une amorce de dialogue, cette semaine en République dominicaine, la coalition de l’opposition de la Table de l’unité démocratique (MUD) reste méfiante et ne partage pas l’enthousiasme du président Maduro. Elle souligne qu’il «n’y aura pas de dialogue» tant que ses conditions ne seront pas remplies.

Sous l’égide du gouvernement dominicain et des Nations unies, gouvernement et opposition se sont mis d’accord jeudi à Saint-Domingue sur la création d’un groupe de pays amis afin de mener de futures négociations. Ils se réuniront à nouveau le 27 septembre. L’opposition vénézuélienne a assorti ces pourparlers au respect de conditions parmi lesquelles figure un «calendrier électoral» incluant la présidentielle de fin 2018, la libération de 590 «prisonniers politiques», le «respect» du Parlement -dont les pouvoirs ont été confisqués par la Constituante- et la levée des sanctions qui empêchent certains opposants de se présenter à des élections.

Le Venezuela, pays producteur de pétrole, est ruiné par la chute des cours du brut. Excédés par les pénuries alimentaires et la hausse vertigineuse des prix, des milliers de ses habitants ont manifesté de façon quasi-quotidienne, entre avril et juillet, pour exiger le départ du président socialiste Nicolas Maduro, élu en 2013 et dont le mandat s’achève début 2019. Le mouvement de contestation, souvent émaillé de violence, a fait 125 morts en quatre mois et le gouvernement socialiste s’est attiré les foudres de la communauté internationale, qui l’a enjoint à nouer un dialogue avec le camp adverse pour trouver une solution pacifique à la crise.

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