Chefs d’État ou de gouvernement, ministres, sultans, conseillers, gourous et à peu près tout ce que la planète compte comme gens de pouvoir convergent vers New York, cette semaine, pour la 72e Assemblée générale des Nations unies.

Les rites sont bien établis et les participants ne pourront se départir d’une solide impression de déjà-vu. Tandis que les orateurs se succéderont à la tribune de l’Onu pour donner leur sentiment sur les grands dossiers du moment (en tête desquels, faut-il parier, le terrorisme, le climat, la Corée du Nord, le Proche-Orient, peut-être les Rohingyas…), dirigeants et diplomates s’affaireront en coulisse, au gré des sessions en grand ou petit comité, des rencontres bilatérales, des dîners chics et des réceptions mondaines.

Cette Assemblée générale sera néanmoins une première pour Donald Trump, dont on attend avec une curiosité mêlée d’amusement et d’appréhension le discours mardi – l’intervention du président américain est le traditionnel point d’orgue de l’AG, et on se demande inévitablement comment un homme à la fois aussi peu au fait des questions internationales et aussi médiocre orateur va se sortir de cet exercice périlleux. Ce sera également la première Assemblée générale pour Antonio Guterres. L’ancien Premier ministre portugais et ex-président de l’Internationale socialiste a succédé, le 1er janvier dernier, à Ban Ki-Moon à la tête de l’Organisation, et il est lui aussi attendu au tournant.

Un vote au printemps

Pour la Belgique, en revanche, ce ne sera pas la première, mais… la dernière Assemblée générale. La dernière avant le vote, au printemps prochain, sur le renouvellement périodique partiel du Conseil de sécurité. Notre pays est, en effet, candidat à l’un des dix sièges de membres non permanents pour les années 2019 et 2020 (les mandats sont de deux ans). Au sein de son groupe géographique, il affronte la concurrence de l’Allemagne et d’Israël.

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