La ministre canadienne des Affaires étrangères affirme que le gouvernement est très inquiet du sort de la minorité musulmane au Myanmar et assure qu’il parlera en son nom à l’Assemblée générale des Nations unies, la semaine prochaine.

Chrystia Freeland a dit qu’elle et le premier ministre, Justin Trudeau, prévoyaient «se concentrer» sur cet enjeu lors de l’événement international qui se déroulera à New York.

Mme Freeland n’a pas donné plus de détails sur son plan.

Lors d’un rassemblement à Toronto en soutien aux Rohingyas, samedi, la ministre a ajouté qu’elle avait discuté de cet enjeu avec Kofi Annan, l’ancien secrétaire général de l’ONU qui dirige maintenant un comité qui enquête sur la crise qui sévit au Myanmar.

La puissante armée du Myanmar est accusée d’avoir incendié les maisons de quelque 400 000 musulmans, les forçant à fuir vers le Bangladesh en tant que réfugiés. La dirigeante de facto du pays, Aung San Suu Kyi, a fait l’objet de nombreuses critiques pour ne pas avoir dénoncé les violences contre les Rohingyas.

Mme Freeland n’a pas abordé directement cette question, mais elle a rappelé que le premier ministre avait «condamné fermement» le traitement réservé aux Rohingyas.

«Je veux que vous sachiez que c’est un enjeu que je trouve vraiment, vraiment important. Et c’est un enjeu qui importe beaucoup au premier ministre», a-t-elle dit à la foule.

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