À la veille de l’ouverture de l’Assemblée générale de l’ONU, les États-Unis et le Japon d’un côté, la Chine et la Russie de l’autre, ont participé à des exercices militaires près de la Corée du Nord. Le régime de Kim Jong-un sera au centre des discussions à New York.

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À la veille de son premier discours en tant que président des États-Unis à l’ONU, Donald Trump a tenu à montrer ses muscles à la Corée du Nord, qui sera au centre des débats après son nouveau tir de missile balistique et son essai nucléaire réalisé le 3 septembre. Ce lundi, deux bombardiers américains B-1B et quatre chasseurs américains F-35 partis de Guam et du Japon ont pris part aux exercices de bombardement, et ils ont été rejoints pour l’occasion par quatre chasseurs sud-coréens F-15K, a déclaré le ministère sud-coréen de la Défense.

Ces exercices conjoints sont menés «deux à trois fois par mois actuellement», a précisé le ministre sud-coréen de la Défense, Song Young-moo, lundi devant des parlementaires. Mais il s’agirait des premiers vols américains dans la région depuis que le régime nord-coréen a réalisé un sixième essai nucléaire le 3 septembre et envoyé un missile balistique au-dessus du Japon vendredi dernier.

Des exercices sino-russes dans la région

Dans le même temps, la Chine et la Russie ont entamé ce lundi des manœuvres militaires conjointes dans des eaux situées non loin de la Corée du Nord. La marine chinoise est arrivée le même jour à Vladivostok, grande cité portuaire russe située près de la frontière nord-coréenne, a indiqué le ministère chinois de la Défense dans un communiqué.

La Chine est la plus proche alliée diplomatique et économique de la Corée du Nord. Mais elle a voté la semaine dernière avec le reste du Conseil de sécurité de l’ONU un huitième train de sanctions économiques contre Pyongyang. La Russie, de son côté, soutient la proposition chinoise d’un «double moratoire»: un gel des tests atomiques et de missiles de la Corée du Nord, en échange d’une suspension des exercices militaires conjoints des États-Unis et de la Corée du Sud, que Pékin accuse d’exacerber les tensions régionales.

L’ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, Nikki Haley, a rejeté cette offre, estimant que «seules les mesures les plus fortes possibles nous permettront de résoudre ce problème par la diplomatie». Les armées chinoise et russe mènent régulièrement des exercices militaires conjoints. Les derniers se sont déroulés en juillet en mer Baltique. Le ministère chinois de la Défense n’a pas précisé l’objectif et la durée des manœuvres de cette semaine.

Une région sous tension

Cette recrudescence d’activité militaire dans une région sous tension intervient peu après le tir expérimental d’un missile balistique nord-coréen, vendredi, par-dessus l’île japonaise de Hokkaido, et après le sixième essai nucléaire de la Corée du Nord, réalisé le 3 septembre, malgré les sanctions des Nations unies et autres pressions internationales. Le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité, à l’initiative des États-Unis, une résolution durcissant les sanctions contre Pyongyang, prévoyant notamment l’interdiction d’importer des textiles nord-coréens et fixant un plafond aux fournitures de pétrole brut et d’essence à Pyongyang.

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, estime dans une tribune publiée dimanche par le New York Times que la communauté internationale doit rester unie et mettre en oeuvre les nouvelles sanctions contre la Corée du Nord. Il écrit en outre que la diplomatie et le dialogue ne marcheront pas avec Pyongyang et juge essentiel que la communauté internationale dans sa totalité exerce des pressions sur les Nord-Coréens.

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