L’Emir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a réitéré son appel à engager un «dialogue constructif » entre les pays du Conseil de coopération du Golfe et l’Iran.

C’est ce qui ressort de son allocution prononcée devant lors de la 72ème Assemblée générale des Nations Unies tenues mardi à New York.

«Afin d’assurer la sécurité et la stabilité dans la région du Golfe, nous réitérons notre appel, déjà lancé du haut de cette tribune, à tenir un dialogue constructif entre les pays du Conseil de coopération du Golfe et l’Iran, sur les bases des intérêts communs et le principe du bon voisinage ainsi que le respect de la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans ses affaires internes », a déclaré l’Emir du Qatar.

Le mois précédent, le Qatar avait annoncé la reprise de ses relations diplomatiques avec l’Iran, et le retour de son ambassadeur à Téhéran.

En janvier 2016, le Qatar avait rappelé son ambassadeur en Iran pour protester contre l’attentat contre l’ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran et le consulat saoudien dans la ville de Mechhed dans le nord-est de l’Iran.

Il est à noter que la réduction de la représentation diplomatique entre le Qatar et l’Iran est l’une des demandes dressées par les quatre pays du blocus (l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis et le Bahreïn), pour mettre fin à la crise.

Dans une déclaration antérieure, le ministre qatari des Affaires étrangères, Cheikh Mohamed ben Aberrahman al-Thani, a souligné que la politique de son pays avec Téhéran «est proportionnelle aux politiques des pays du Golfe, et nous n’avons pas eu de coopération avec un pays ayant pris le dessus sur une autre ».

Al-Thani a noté que « les Emirats arabes unis sont le deuxième partenaire commercial de l’Iran».

Le 5 juin dernier, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l’Égypte ont rompu leurs liens avec le Qatar, l’accusant de «soutenir le terrorisme», ce qu’a nié Doha avec véhémence, indiquant « qu’il s’agit d’une campagne de diffamation et de mensonges ».

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