La droite se réjouit des résultats des sénatoriales, qui confortent ses positions à la chambre haute. L’occasion de mettre la pression sur le gouvernement.

Premier coup d’arrêt pour la République en marche. Le parti de la majorité subit un revers ce dimanche, en ne parvenant pas à élargir son groupe au Sénat. De son côté, la droite a fait le plein et sort confortée de ce scrutin, avec près de 150 sénateurs contre 143 auparavant. «Les grands électeurs ont clairement affiché leur volonté de voir exister un contre-pouvoir parlementaire indispensable à mes yeux au fonctionnement équilibré de la démocratie», a réagi Gérard Larcher, lui-même réélu dans les Yvelines et grand favori pour sa propre succession à la présidence du Sénat.

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«Nous sommes dépositaires de ce qui fait la spécificité du Sénat. Une assemblée de libertés qui protège son indépendance et où chacun se respecte, qui doit être garante de l’équilibre des territoires et des pouvoirs», a ajouté Gérard Larcher. Un message adressé directement au gouvernement. «Les élus locaux qui sont au service quotidien de nos concitoyens ont besoin de stabilité, d’une relation de confiance et de respect avec l‘exécutif, qui ont parfois manqué ces derniers temps», a remarqué le président du Sénat, dans une allusion à la baisse des dotations aux collectivités annoncée par le gouvernement.

» La carte des résultats des sénatoriales

Interrogée sur BFM-TV, Valérie Pécresse voit «clairement la volonté des élus de marquer un rééquilibrage des pouvoirs, démocratique, l’envie d’avoir un Sénat qui soit un lieu de contre-pouvoir indispensable au bon fonctionnement de la démocratie». Une «envie de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier, de ne pas donner un chèque en blanc au président de la République», a poursuivi l’élue francilienne et ancienne ministre.

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