Au moins quatre civils ont été tués par des bombardements aériens aujourd’hui dans une zone près de Damas censée être concernée par une trêve, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Il s’agit des premiers décès de civils causés par des raids aériens dans cette région de la Ghouta orientale depuis qu’une « zone de désescalade » y a été décrétée, selon l’OSDH.

Le bilan pourrait s’alourdir car les frappes qui ont visé la ville de Douma ont fait de nombreux blessés, certains touchés grièvement, selon l’Observatoire qui dispose d’un vaste réseau de sources dans la Syrie en guerre. A la suite d’un accord entre la Russie et l’Iran, alliées du régime syrien de Bachar al-Assad, et la Turquie, soutien de ses opposants, une zone de « désescalade » a été mise en place en juillet dans certaines partie de la Ghouta orientale, une région contrôlée par l’opposition au régime.

La violence a baissé depuis même si des combats sporadiques et des décès dus à des tirs d’artillerie ont été enregistrés. L’OSDH n’a pas pu préciser si les frappes de mardi ont été menées par des avions du régime syrien ou de son allié russe.

La guerre en Syrie a débuté en mars 2011 après la répression dans le sang par le régime Assad de manifestations prodémocratie. Elle s’est complexifiée au fil des ans avec l’entrée en jeu d’acteurs étrangers et de groupes djihadistes. Plus de 330.000 personnes ont trouvé la mort en plus de six ans de conflit et des millions d’autres ont été jetées sur les routes de l’exil.

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