Le gouvernement espagnol, opposé à la tenue du référendum sur l’indépendance de la région, est décidé à viser tous les mécanismes de l’organisation du scrutin.

À quatre jours de la date prévue pour le référendum sur l’indépendance de la Catalogne, personne ne sait dans quelles conditions la consultation va se dérouler. Le bras de fer se poursuit entre l’État espagnol et les indépendantistes. Le premier, farouchement opposé à sa tenue, est décidé à utiliser tous les moyens possibles pour empêcher la tenue du scrutin, qu’il juge illégal. Les seconds sont tout aussi déterminés à ce que le vote ait lieu, quelles que soient les modalités pratiques.

Les lieux de vote sous scellé

Après avoir utilisé les pressions judiciaires, Madrid a décidé mardi de s’attaquer aux moyens logistiques des indépendantistes. La police régionale a été dépêchée pour mettre sous scellé les lieux pouvant servir de bureaux de vote potentiels dimanche. Une zone de 100 mètres autour de ces derniers va être mise sous surveillance afin que le vote n’ait pas lieu à proximité, dans un bâtiment adjacent ou dans la rue.

Les personnes pouvant potentiellement prêter leurs locaux pour la tenue du référendum, tels que les directeurs d’école ou d’administration, ont été averties de «leur obligation de ne pas céder» aux pressions des indépendantistes sous peine d’éventuelles poursuites. Plus de 700 mairies catalanes sur 948 s’étaient dites disposées à participer à la consultation. En revanche, cinq des dix plus grandes villes n’ont pas voulu s’impliquer.

La police et la Garde civile ont déjà saisi près de 10 millions de bulletins de vote et quelque 45.000 convocations d’assesseurs. Et 59 sites internet de promotion ou d’information sur le référendum ont été fermés.

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