A deux jours d’un référendum pour l’indépendance interdit en Catalogne, des militants favorables à ce scrutin ont commencé vendredi soir à occuper les bureaux de vote prévus à cet effet, notamment des écoles, ignorant tous les avertissements du gouvernement de Mariano Rajoy.

Le face-à-face entre Madrid et les séparatistes en Catalogne, une des pires crises traversées par l’Espagne depuis le rétablissement de la démocratie, s’est rapproché vendredi de son paroxysme.

« Moi je reste dormir ici, en principe avec mon fils aîné », a déclaré à l’AFP Gisela Losa, une mère de trois enfants rencontrée dans l’école primaire Reina Violant, du quartier de Gracia, à Barcelone. « Nous avons au moins quatre ou cinq familles qui viendront avec leurs enfants, et sans doute plus, demain c’est sûr que nous en aurons plus ».

Pendant ce temps dans l’établissement, un groupe de parents a tenu une assemblée générale.

En dépit des menaces de sanctions, d’amendes, de perquisitions, de mises en examen, les indépendantistes vont de l’avant, même si la région de 7,5 millions d’habitants est profondément divisée sur le sujet.

Car si une bonne moitié des Catalans ne souhaite pas l’indépendance, plus des deux tiers veulent un référendum légal.

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