Des centaines de Catalans ont commencé dimanche matin à se masser devant les bureaux de vote à Barcelone et d’autres villes pour participer à un référendum d’autodétermination interdit par les autorités espagnoles, ont constaté des journalistes de l’AFP.

A Barcelone, mais aussi à Gérone, le bastion du président séparatiste catalan Carles Puigdemont ou à Figueras, la ville chère au peintre Dali, ils assuraient être là pour protéger les centres de vote et défendre leur « droit de voter ».

Le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy et la justice sont décidés à l’interdire, quitte à faire bloquer l’accès aux bureaux de vote par les forces de l’ordre qui ont dit craindre des troubles.

L’Espagne, déjà exposée, au nord, à l’indépendantisme d’une partie de la société basque, vit depuis le début du mois de septembre sa pire crise politique depuis presque 40 ans, selon l’avis de tous ses dirigeants: le 6 septembre, le Parlement catalan a adopté une loi pour organiser ce référendum malgré son interdiction, arguant du fait que les indépendantistes le réclament depuis 2012

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