Quelque 450 personnes selon la police et 500 selon les organisateurs ont manifesté ce soir dans le calme à Perpignan pour condamner les violences policières ayant marqué la veille le référendum en Catalogne sur l’indépendance.

Les manifestants se sont rassemblés devant le consulat d’Espagne, scandant notamment « No tinc por » (je n’ai pas peur) ou « Les carres seran sempre nostre » (les rues seront toujours à nous).

Des personnalités ont pris la parole, notamment les représentants de la CGT, du Parti communiste des Pyrénées-Orientales, du parti catalan Assemblea nacional catalana (ANC) et de la formation « Oui au Pays Catalan ».

« La communauté européenne doit prendre position quand les droits fondamentaux des Européens sont bafoués. Hier (dimanche) ils l’ont été », a dit Francesk Bitlloch, de l’ANC. « La communauté européenne européenne a eu une position très lâche par rapport à ce qu’il s’est passé », dimanche. « C’est une honte », a-t-il confié.

« On ne veut pas revoir ce qu’on a vécu à l’époque franquiste », a dit de son côté à l’AFP Nicolas Garcia (PC). « On veut la justice. On veut que ceux qui ont fait ça (le gouvernement espagnol NDLR) soient poursuivis par un tribunal international », a-t-il ajouté.

Les manifestants, nombreux à brandir le drapeau indépendantiste, a ensuite pris la direction de la Casa de la Generalitat, la représentation du gouvernement catalan à Perpignan.

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