Le 2 octobre, le président bolivien, Evo Morales, a annoncé aujourd’hui cinq jours d’hommages, à partir de jeudi, à Ernesto « Che » Guevara, 50 ans après sa mort, le 9 octobre 1967.

Les cérémonies pour commémorer le révolutionnaire argentin seront organisées en présence de l’armée bolivienne, qui l’avait combattu puis exécuté.

« Les forces armées, comme toujours, m’accompagnent dans toutes les activités. J’en ai parlé avec elles, elles m’accompagneront certainement, mais je le répète, les forces armées sont nées (au 19e siècle, ndlr) anti-impérialistes », a déclaré le président socialiste. Plusieurs anciens militaires ont toutefois annoncé qu’ils ne participeraient pas aux commémorations, estimant que c’est a eux qu’il faudrait rendre hommage.

« Nous n’y assisterons pas car nous considérons que c’est un acte politique », a déclaré Mario Moreira, un représentant des soldats ayant combattu le « Che », au journal Pagina Siete. L’Etat « a l’obligation de nous rendre hommage car nous avons défendu la patrie », a-t-il affirmé. Lors des affrontements entre l’armée et la guérilla du « Che », 58 soldats avaient péri.

Ernesto Guevara avait été fait prisonnier lors de combats le 8 octobre 1967 et fusillé le lendemain par l’armée bolivienne, alors conseillée par les Etats-Unis. Le président Morales a précisé que la cérémonie principale d’hommage aura lieu lundi 9 octobre dans la ville de Vallegrande (sud-est), en présence des vice-présidents cubain et vénézuélien, des « quatre enfants du +Che+ et certains de ses frères » et de représentants d’organisations sociales d’Argentine et du Pérou.

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