Deux jours après l’assassinat de deux jeunes filles dans la cité phocéenne, quatre personnes soupçonnées «d’association de malfaiteurs terroristes criminelle» ont été interpellées dans un immeuble du centre-ville.

L’enquête progresse, quarante-huit heures après l’assassinat de deux cousines de 20 ans sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille. Quatre personnes ont été interpellées mardi après-midi au cours d’une perquisition dans la cité phocéenne, affirment des sources concordantes. Des interpellations ont notamment eu lieu dans un immeuble d’apparence modeste de la rue Sainte, «Les hauts-du Vieux-Port», dans le centre-ville, précisent des sources proches du dossier.

Un habitant de l’immeuble, Youssef Zismati, a vu vers 14 heures «cinq ou six policiers arriver, dont certains cagoulés», a-t-il raconté à l’AFP. «Ils sont ressortis avec un individu aux cheveux gris et courts, un peu chauve, qu’ils ont mis dans une voiture», a-t-il souligné. Les quatre personnes, qui ont toutes été en relation avec l’auteur de l’attentat, ont été «placées en garde à vue pour association de malfaiteurs terroriste criminelle», précise une source judiciaire.

L’assaillant, un Tunisien de 29 ans

À l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a annoncé que l’assaillant avait été formellement identifié comme étant Ahmed Hanachi, un Tunisien de 29 ans. «Tout au long de ces années, il avait emprunté à la fois en France dans les années 2005-2006 mais en même temps en Italie, les identités les plus variées, déclarant tantôt qu’il était Marocain, Algérien ou Tunisien», a-t-il expliqué.

Sous la houlette de la justice antiterroriste, les enquêteurs cherchent à cerner la personnalité du terroriste, abattu après avoir perpétré son crime au cri d’«Allah Akbar». Les données du téléphone mobile de l’assaillant ont été exploitées afin de savoir s’il avait des connaissances en France et était en lien avec la mouvance radicale. Les investigations ont permis d’établir qu’il avait écouté sur internet des chants religieux islamiques, selon une source proche de l’enquête. Pour autant, la revendication par l’État islamique, quelques heures après l’attaque, posait encore «vraiment question» mardi matin «car aucun élément ne relie l’assaillant à l’organisation» ultraradicale à ce stade, d’après la même source.

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