Alors que des centaines de milliers de personnes manifestaient à Barcelone contre les violences policières lors d’un référendum, Felipe VI a déclaré mardi que l’Etat devait «assurer l’ordre constitutionnel» face aux dirigeants catalans qui «prétendent déclarer illégalement l’indépendance».

L’épreuve de force entre le gouvernement central et les dirigeants catalans, qui menacent de déclarer l’indépendance, a plongé l’Espagne dans l’une de ses plus graves crises depuis le retour de la démocratie en 1977.  Dans une charge aussi rare que cinglante, Felipe VI a accusé les dirigeants catalans de s’être placés en marge du droit et de la démocratie en organisant le référendum de dimanche.

« Avec leurs décisions, les autorités catalanes ont violé d’une manière systématique les règles approuvées légalement, ce qui montre une déloyauté inadmissible envers l’Etat. Elles ont rompu avec les principes démocratiques de l’Etat de droit, et sapé l’harmonie et la vie commune dans la société catalane. Une société qu’elles ont malheureusement réussi à diviser. Avec leur conduite irresponsable, les autorités catalanes peuvent même mettre en danger la stabilité de la Catalogne et de toute l’Espagne. En définitive, tout cela a abouti à une tentative inacceptable de l’appropriation des institutions historiques de la Catalogne. Ces autorités, d’une façon claire et catégorique, se sont mises en marge du droit et de la démocratie. Elles ont voulu briser l’unité de l’Espagne et la souveraineté nationale » a dit le souverain.

Face à cela, « c’est la responsabilité des pouvoirs légitimes de l’Etat d’assurer l’ordre constitutionnel et le fonctionnement normal des institutions, le respect de l’Etat de droit et l’autonomie de la Catalogne », a déclaré Felipe VI.

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