Au cours d’un discours cauchemardesque en clôture du congrès conservateur, la première ministre britannique a été interrompue par le canular d’un manifestant puis par une toux persistante.

Elle était arrivée affaiblie, elle a fini sur les rotules et au bord des larmes. Theresa May a peiné à venir à bout de son discours de clôture du congrès conservateur de Manchester, mercredi matin, interrompue d’abord par un manifestant, puis par une toux persistante. Un cauchemar.

Après quatre jours de luttes intestines affichées au grand jour entre caciques du parti, avec en tête des comploteurs le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, la première ministre comptait réaffirmer son autorité. Las. Un comédien, habitué des interventions de ce genre, s’est approché du podium pour lui tendre un formulaire de licenciement, «de la part de Boris», avant d’être expulsé manu militari de l’auditorium.

L’individu, Simon Brodkin, s’en était déjà pris à Donald Trump et l’ancien président de la Fifa, Sepp Blatter. Sur le document officiel imprimé, il avait inscrit comme motif de licenciement: «Ni forte, ni stable», détournant son slogan de campagne en juin.

Theresa May a rebondi en assurant qu’elle remettrait volontiers une lettre de licenciement à Jeremy Corbyn, le chef de l’opposition travailliste. Le répit a été de courte durée. Après avoir donné 26 interviews à différents médias la veille, la première ministre a dû s’interrompre à de nombreuses reprises au cours de son discours, en proie à une toux persistante, sa voix menaçant de lui faire défaut. Certains passages du speech de plus d’une heure ont été lus d’une voix d’outre-tombe. Une pastille pour la gorge offerte par le chancelier de l’Echiquier n’a guère aidé.

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