Le jeune secrétaire d’État aux Finances (37 ans) mise sur le thème de l’identité pour succéder à Angela Merkel dans quatre ans.

Pendant les quatre ans qui viennent, c’est de Jens Spahn dont Angela Merkel devra aussi se méfier. Le jeune secrétaire d’État aux Finances est turbulent et ne pratique pas le politiquement correct. Il n’a pas peur des polémiques. C’est ce qui le différencie d’elle, qui aime le consensus. Il est même prêt à en lancer sur des sujets improbables. Dans une tribune parue dans Die Zeitfin août, il s’en est pris à «l’élitisme hipster». Il en avait assez d’entendre parler anglais dans les cafés du centre de Berlin et ne plus y pouvoir commander son expresso en allemand. «L’Europe, ça doit être aussi la diversité», dit-il en pestant contre «l’uniformisation». «Sinon, il n’y a plus de différences entre Paris ou Berlin», ajoute-t-il. Le sujet n’est pas si anodin. L’article lui a valu une rafale de commentaires ironiques qui l’ont laissé indifférent.

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