Angela Merkel a rendu public qu’elle allait mener des discutions avec les libéraux et les écologistes en vue de former une nouvelle coalition gouvernementale, une conclusion logique au vue des résultats des législatives.

« Je souhaite qu’elle (la coalition) se mette en place », a affirmé Mme Merkel à Dresde (est) lors d’un discours devant la jeunesse de son parti conservateur, précisant que les discussions allaient être « difficiles ».

Son parti conservateur est certes arrivé en tête avec 33 % des voix lors des législatives du 24 septembre mais est désormais contrait de former une nouvelle coalition avec les libéraux du FDP (10,7 %) et les Verts (8,9 %), ouverts à une tel schéma gouvernemental.

Avec quelque 20 % des voix, les sociaux-démocrates du SPD avaient indiqué le soir-même des résultats ne pas vouloir rempiler pour une nouvelle « grande coalition » avec les conservateurs, et entrer dans l’opposition.

« Il est évident que dans un futur proche, les sociaux-démocrates du SPD ne sont pas capables de gouverner au niveau national », c’est pourquoi « nous ne devrions pas essayer d’y penser davantage », a expliqué Mme Merkel.

Un attelage à trois conservateurs-FDP-Verts, appelé « coalition Jamaïque » en raison des couleurs de ces trois partis, serait inédit en Allemagne au niveau national.

Il existe cependant sur le plan régional depuis quelques mois dans le Schleswig-Holstein (nord). Avant elle, un autre petit land, la Sarre, a été dirigé de 2009 à 2012 par un tel attelage.

Ces discussions devraient entrer dans le vif du sujet d’ici quelques jours. Dimanche, la chancelière et plusieurs responsables de son parti démocrate-chrétien (CDU) doivent se réunir à Berlin avec leurs alliés bavarois de la CSU pour trouver un accord sur un programme commun pour les quatre ans à venir.

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